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7 nouvelles écrites par les élèves de 6ème 7 et de 6ème 3
d'après un tableau de Gustave Caillebotte
Au Café, 1880, Musée des Beaux-Arts de Rouen
Les deux frères.
Jacques Delarue était debout dans le bar comme à son habitude. Chaque matin tout comme chaque soir, Jacques venait à son bar habituel pour boire un café. C’était un homme avec une veste noire, un petit nœud papillon, un élégant chapeau melon toujours posé sur sa tête, un petit mouchoir blanc qui dépassait de sa veste et il était toujours installé à l’arrière du bar, près du miroir. Il prenait son petit déjeuner sur la banquette rouge à motifs.
Tous les jours, il arrivait après deux joueurs de Poker et il lui semblait en connaître un depuis toujours. Il le regarda attentivement et se retourna. Dans le miroir, il s’aperçut qu’il avait la même forme de visage, le même nez, les mêmes cheveux et la même barbichette que lui-même… Et chaque fois, dès qu’il voyait cet homme jouer aux cartes, il se disait bien qu’il l’avait déjà vu quelquepart. Mais il était incapable de savoir qui il était. Il l’observait longuement ; son visage, ses yeux, son nez, ses tâches de rousseur…
Un matin, Jacques décida d’en savoir plus. Il vit que l'homme avait posé son chapeau sur le portemanteau. Par curiosité, il alla voir le chapeau, le retourna et vit une étiquette sur laquelle était écrit : Georges Delarue. Il se rendit compte qu’ils étaient frères. Ils avaient été séparés dès la naissance car leurs parents avaient été condamnés à mort pour assassinat. Ils parlèrent pendant des heures de leur enfance et de ce qu’ils étaient devenus…
Depuis ce jour, ils ne se séparèrent plus jamais.
I
Un homme grand, âgé, qui se nommait Georges, se tenait debout, décontracté, vêtu d’une veste noire où, dans la pochette gauche, on aperçevait une forme étrange. Il avait également un pantalon noir avec des rayures grises. Il était également coiffé d’un chapeau melon et autour du cou était noué un nœud papillon. Il avait une moustache. Derrière lui se tenait une table basse rectangulaire en marbre au bout de laquelle des assiettes blanches et un verre d’absinthe étaient ramassés. Georges regardait deux personnes qui se reflètaient dans le grand miroir qui montait jusqu’au plafond, entouré d’un cadre joliment décoré de motifs floraux. Les deux personnes avaient l’air pensives. Elles étaient jeunes. Une des deux personnes avait sa redingote accrochée sur un porte manteau derrière eux.
Tous les jours, pendant des années, Georges aperçevait une voiture à cheval avant d’arriver au café. Il avait souvent remarqué à la devanture une personne qui attendaient. Il demandait une boisson au barman. Les deux personnes qui, à chaque fois, venaient à la même heure s’échangeaient des diamants contre de l’argent. Les diamants étaient cachés dans la poche gauche à l’intérieur de la redingote. Georges venait depuis toutes ces années espionner les gens en buvant un verre d’absinthe. Et pendant qu’il buvait un verre, il écrivait sur un carnet l’heure, la date et le jour du troc de la marchandise et la manière dont cela s’effectuait.
Un jour, Georges décida de passer à l’acte : L’un des deux hommes s’en alla du café et l’autre regarda ailleurs pensant à une fille qu’il avait aimé. Pendant ce temps, Georges attendait que l’homme parte aux toilettes. Georges en profita pour échanger sa redingote avec celle de l’homme. Il s’en alla rapidement dans une voiture à cheval et l’homme le poursuivit. Mais comme il n’avait pas de voiture, l’homme s’arrêta. Plus loin, Georges fouilla la redingote de l’homme et découvrit un sachet rempli de diamants dans la poche intérieure gauche de la redingote. Il pensa à sa femme et à ses enfants restés dans le misérable appartement qu’il avait quitté au matin.
II
Au café ce jour là, il y avait un homme qui attendait l’air de rien que l’homme au chapeau haut de forme se décide. Derrière lui, il y avait un miroir reflétant les fenêtres, le jour ensoleillé et deux autres hommes qui trinquent avec un verre de vin. Ils ont l’air louche avec leur regard bas. Ils sont bien coiffés comme si deux femmes allaient venir à eux. Tout à coup, ces deux hommes se mettent à se disputer. Alors, il décide d’agir.
L’homme au chapeau haut de forme, discret, normale, sans histoire, viennait tous les jours dans ce café dépeuplé. Il était tellement discret que personne ne le connaissait, même après la mort mystérieuse de sa femme. Personne ne sait comment ni pourquoi sa femme est morte. Est-ce un suicide ou un meurtre ? Un an auparavant, l’homme était à la même place et revenait de l’enterrement de sa femme qu’il aimait tant. Mais il avait des doutes sur sa fidélité. Chaque jour, elle rentrait de plus en plus tard. L’homme commença à perdre goût à la vie. Ses jours se ressemblaient et se suivaient. Sa vie devenait banale. Mais voilà, le jour de la mort de sa femme, il fut libéré et retrouva le sourire qu’il avait perdu depuis longtemps. Chaque matin, il se réveillait heureux. Mais un matin la police frappa à sa porte pour l’interroger. La police lui posa quelques questions sur la mort de sa femme. Il se sentit gêné par une question. Comment votre femme est-elle est morte ?
Une fois les policiers partis, il prit rendez-vous avec l’amant de sa femme qu’il connaissait. Mais Un autre policier le suivit jusqu’au café. Il se tenait discrètement au fond du café et le surveilla. l’homme et l’amant parlèrentpuis se disputèrent. Au moment où l’homme au chapeu haut de forme allait assassiner l’amant de sa femme, le policier au chapeau melon se découvrit et l’embarqua. Il passa aux aveux.
III
Au coin de la rue, dans une immense et luxueuse salle de café, attendait un homme grand, élégant qui semblait très pensif. Derrière lui, il y avait une table étroite en marbre dont les pieds lourds étaient en fonte. Des assiettes blanches en porcelaine joliment décorées de motifs floraux et un verre à absinthe étaient ramassés au bout de la table. Un superbe miroir avec un cadre aux bordures dorées semblait captiver Robert. Ce miroir reflètait également deux autres personnes anonymes vêtues d’un costume noir avec un élégant nœud-papillon. Ces personnes semblaient très snobes. Dehors il y avait un soleil magnifique et cela promettait une belle journée, mais pas pour Robert.
Quelques années auparavant, Robert était devenu cleptomane. Il ne pouvait s’empêcher de voler des objets inutiles à sa vie quotidienne. Sa passion dura de longues années, jusqu’au jour où il fit une tentative de vol hors du commun. Il déroba d’abord les assiettes blanches, en porcelain. Ce fut un magnifique succès car il ne se fit pas prendre. Pour se redonner du courage, il fit une deuxième tentative : le verre à absinthe. Il continua de voler mais rien n’était comparable face à cette pièce rare, ce beau chapeau qu’il admirait tant et qu’il apercevait tous les jours pendu au porte-manteau du café. Il restait alors toujours devant le miroir, il fixait ce splendide chapeau haut de forme pendant des heures.
Pour Robert, ce chapeau était magnifique, unique au monde. Il aurait tant aimé exhiber ce chef-d’œuvre. Cette opportunité, il l’avait attendue longtemps. Un jour, il passa à l’action, se rapprocha tout doucement et se mit à côté de ce chapeau. Il glissa sa main et il l’attrapa, Robert scruta les environs pour voir si personne ne l’avait vu. Il le cacha dans sa veste de costume. Il commença à paniquer, il passa à côté du patron, en sueur. Mais un des clients du café vit un bout de chapeau et il appela discrètement le patron. Mais il était trop tard, Robert s’était déjà enfui et il n’était pas prêt de revenir car il avait réussi à avoir ce chapeau qu’il observait avec avidité depuis un temps interminable. Une fois dehors, il examina le chapeau pour découvrir le nom de son propriétaire et constata avec étonnement que ce chapeau était le sien, volés quelques années plus tôt.
IV
Un homme se tient debout dans une salle de café devant une table. Des assiettes joliment décorées de motifs floraux et un verre à absinthe sont placés sur le côté de la table prêts à être ramassés. Derrière cette table, un énorme miroir se dresse et reflète deux autres clients.
En quittant le café, l’homme aperçoit une silhouette qu’il croit connaître. Mais qui est-ce ? L’homme stressé regarde partout. Pris d’une émotion étrange, il laisse échapper une larme de son œil. Il marche dans la rue en repensant à la silhouette vue à la sortie du café. Ce jour-là, il faisait beau. L’homme est allé dans ce café, il a caché la bombe au pied du miroir, derrière la banquette et il est reparti vite.
La bombe explosa tuant sur le coup sa femme et les autres clients du café. Il ne s’en est rendu compte qu’en rentrant chez lui, en repensant à la silhouette qu’il avait croisée.
V
Un homme âgé qui semble décontracté en costume taché d’une goutte de sang se tient debout dans une salle de café devant une table étroite dont les pieds lourds sont en fonte. Des assiettes en porcelaine dont les bords sont joliment décorés de motifs floraux et un verre à absinthe sont ramassés au bout de la table. Derrière l’homme, un miroir fissuré avec un cadre aux bordures dorées reflète deux autres personnages plus âgés en costume et cravate de couleur argentée qui sont attablés et semblent fixer l’homme de l’autre côté de la table. Dehors, il fait un temps magnifique avec un grand soleil qui se reflète dans le verre d’absinthe.
La nuit précédente, Maurice se baladait dans les rues de la capitale et soudain une brigade de police passa dans la rue, il prit peur et se réfugia dans un café. Quand il se réveilla, il n’y avait personne et il repartit dans la rue. En fait, Maurice n’était pas un simple citoyen mais une personne perturbée qui avait des troubles mentaux et qui était considéré comme un fou par les gens. Il entra dans un autre café et il assista à un braquage et se cacha. Deux serveuses avaient été touchées par les éclats du miroir et la police arriva retrouvant Maurice taché de sang. Ils surprirent Maurice auprès des deux victimes inertes. Maurice repensa au moment où il avait sauvé les deux jeunes femmes ; mais il se dit que les policiers ne le croiraient jamais car il était réputé pour sa folie et sa violence. La police l’interpela mais Maurice s’enfuit à toute vitesse par l’arrière du café et ils entamèrent une course poursuite. Maurice réussit à les semer
Le surlendemain, Maurice était dans le café. Qui étaient les deux autres hommes qui l’observaient, se demanda-t-il. C’était des policiers, ils se levèrent et ils lui dirent « Monsieur Maurice ?...Au nom de la loi… nous vous remettons le prix du courage pour avoir sauvé les deux jeunes serveuses ! » Il poussa un soupir de soulagement.
VI
Un homme âgé en costume blanc et noir qui s’appelait Jean-Baptiste Bavutte se tenait debout dans la grande salle du café devant une table étroite et propre dont les pieds lourds étaient en fonte. Des assiettes en Porcelaine dont les bords sont joliment décorés de motifs floraux et un verre d’absinthe étaient ramassés au bout de la table. Derrière l’homme, un superbe miroir avec un cadre aux bordures dorées reflète deux autres personnes anonymes, assises, beaucoup moins élégantes en costume. Dehors, il fait un temps magnifique.
Jean-Baptiste était assez jeune, il était brun aux yeux bleus, avec une peau mate. Paul, le frère de Jean-baptiste, était vraiment plus charmant avec ses yeux marron, et ses cheveux châtains. Il s’était marié avec Rose. Elle était blonde aux yeux bleus, elle était assez mince. Jean-Baptiste était jaloux car lui, plus vieux, cherchait encore l’amour. Jean-Baptiste voulut l’assassiner, il décida de se venger.
Rose et Paul Bavutte rentraient de vacances. Ils étaient partis en Italie pour voir la mère des deux frères. Paul était allé rejoindre à son habitude ses amis au café des Arts. Jean-Baptiste se tenait dans un coin du café. Il prit le couteau qu’il avait mis dans sa poche. Il s’avança vers son frère assis à la table d’en face et glissa discrètement le couteau dans la poche de la redingote de Paul et prévint la police. Paul fut arrêté pour le meurtre de Rose qu’on retrouva poignadée chez elle.
Le vieux Louis a du quitter, voilà des années déjà, le port de mer où il vivait. Il y a laissé le bateau de pêche que son propre père lui avait
légué. Aujourd'hui le port va être transformé et les bateaux restés en rade, seront démantelés.